La reconnaissance de l’État Palestinien est devenue un préalable à la Paix
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Le  groupe écologiste à l’Assemblée nationale, après celui du Sénat, a déposé aujourd’hui une proposition de résolution visant à la reconnaissance de l’État palestinien aux côtés de l’État israélien – dont toutes les parties doivent reconnaître l’existence et le droit à la sécurité.

 L’été 2014 aura été l’un des plus meurtriers qu’aient connu le Moyen-Orient et la bande de Gaza.

Cette nouvelle explosion de violence a démontré une fois de plus, s’il en était besoin, l’urgence d’un plan de paix. Elle impose à la communauté internationale de redoubler d’efforts diplomatiques  pour inciter toutes les parties au conflit, avec toute la détermination requise, à s’engager concrètement sur la voie de la paix. C’est un impératif pour Israël et la Palestine, mais également pour tout le Moyen Orient, où la situation se détériore gravement de jour en jour sur nombre de fronts.

Dans les prochaines semaines, une résolution proposée par Mahmoud ABBAS, Président de l’Autorité palestinienne, sera soumise au vote du Conseil de sécurité. Ce texte, sur lequel un veto américain demeure possible, demande le retrait israélien complet, dans les deux ans, des territoires palestiniens occupés depuis 1967.

Le vote par la Chambre des Communes britannique d’une motion engageant le gouvernement anglais à « reconnaître l’État de Palestine à côté de l’État d’Israël », le 13 octobre 2014, est intervenu après une initiative suédoise d’inspiration similaire, dix jours auparavant.  À ce jour, cent trente-quatre pays ont déjà franchi le pas de la reconnaissance de la Palestine.

Tout vote symbolique des parlements nationaux européens constitue désormais un levier pour la paix. L’objectif est de renforcer la détermination des dirigeants des pays de l’Union à passer des mots aux actes.

Les écologistes appellent les groupes de la majorité à l’Assemblée nationale, au sein desquels des voix de plus en plus nombreuses s’expriment, à faire converger leurs efforts, afin que cette résolution soit inscrite au plus vite à l’agenda parlementaire.